Bette Nash a 81 ans, elle est hôtesse de l’air depuis 60 ans

Si les pilotes sont priés d’arrêter de voler à 65 ans, il n’y a pas d’âge limite pour les hôtesses de l’air. Bette continue son job parce qu’il lui apporte de l’énergie et de la joie. « Je m’épanouis auprès des gens. Tu leur dis quelque chose, ils te disent quelque chose et ils sont heureux. » Elle ajoute, malicieusement: « Et évidemment, j’aime aussi être payée. »



Les noms sur les avions ont changé: Eastern, Trump Shuttle, US Air Shuttle et aujourd’hui American. L’époque également. Dans les années 50, les agents à bord des avions étaient priés d’être célibataires. Mais à part ça, « rien n’a changé », analyse Bette. « Les gens sont exactement les mêmes, tout le monde a besoin d’un peu d’amour. » Elle remarque cependant en souriant: « À l’époque, on voyait beaucoup de manteaux de vison, maintenant, on voit beaucoup de tongs. »

La mémoire de Bette Nash est remplie de souvenirs. Elle se rappelle d’un vol reliant à Washington à Miami avec neuf escales. D’un autre où l’avion a traversé de telles turbulences que le lavabo des toilettes s’est détaché du sol. Du jour où l’un de ses porte-jarretelles, alors obligatoires dans l’uniforme des hôtesses, a lâché tandis qu’elle servait à boire aux passagers. Du temps où on servait du homard à bord. Du trajet effectué avec Jacqueline et John F. Kennedy Jr.


Bette a emprunté de nombreuses routes mais celle reliant Columbia à Boston est sa préférée. Le vol lui demande de se lever en pleine nuit, à 2h10 exactement, mais il permet à cette mère célibataire d’être à l’heure pour prendre le repas du soir avec son fils qui est atteint du syndrome de Down et qui vit avec elle.

Source: 7/7