En France, une aide à domicile avait été licenciée pour s’être illustrée dans un film X. Un tribunal lui a donné gain de cause.


L’aide à domicile, employée à Bourges, avait participé à un filme pour adulte de 53 minutes, « facilement accessible et visionné plus de 800 000 fois » sur le web.


Confronté au succès de cette entreprise et à une publicité jugée embarrassante, l’employeur avait vu rouge et licencié sa salariée dans la foulée sous le prétexte qu’elle portait « préjudice à l’image » de son association.

Déterminée à défendre un aspect de sa vie personnelle, la principale concernée avait contesté son licenciement devant le conseil de prud’hommes de Bourges. La juridiction lui a donné raison et condamné l’ex-employeur à lui verser 5 000 euros de dommages et intérêts.

Selon la justice, ce licenciement ne repose en effet sur « aucune faute professionnelle », mais sur un « jugement moral de l’employeur ». L’avocat de la défense avait également plaidé qu’aucun salarié ne pouvait être licencié « en raison de ses mœurs ».

Le tribunal n’a, en revanche, pas octroyé la somme réclamée par la plaignante qui avait estimé son préjudice à 12 600 euros.

Source: France Bleu