Infidélité : les différences entre hommes et femmes

Les facteurs conduisant à tromper son ou sa partenaire sont très différents selon que l’on soit un homme ou une femme.


Le Dr Robin Milhausen (université de Guelph – Canada) prévient d’emblée : « Prise de façon brute, cette recherche pourrait sembler ne faire que confirmer les stéréotypes sexuels : les femmes sont seulement soucieuses du relationnel ; et pour les hommes, infidèles un jour, infidèles toujours, quelle que soit la qualité de la relation. Mais attention, car il y a beaucoup de variables et de facteurs qui ne sont pas expliqués ici, et qui peuvent impacter l’infidélité d’un individu ».

Voilà qui devait être dit, mais qui n’enlève rien aux enseignements que dégage l’étude de Robin Milhausen, dont les résultats sont détaillés dans la revue « Archives of Sexual Behaviour ».

Ces travaux ont porté sur un millier d’hommes et de femmes (moitié-moitié), engagés dans une relation de couple depuis quelques mois à plusieurs dizaines d’années, et invités à répondre à des questions très précises sur leur environnement social et professionnel (éducation, revenus, religion…) et sur leur vie affective.

Concernant les hommes, les « indicateurs significatifs » de l’infidélité portent des variables de la personnalité, comme la propension à l’excitation sexuelle, aisément déclenchée par une série de stimulations et de situations, ainsi que l’anxiété face au risque d’échec de la performance.

Ce dernier point paraît paradoxal, mais le Dr Milhausen explique : « Ces individus semblent rechercher des situations risquées pour les aider à être excités, ou choisiraient d’avoir des relations sexuelles hors couple parce qu’ils estiment que s’ils connaissent une panne, un passage à vide, si la rencontre ne se passe pas bien sur le plan sexuel, ils sont libres d’y mettre immédiatement un terme ».


Côté femmes, c’est la qualité de la relation de couple qui est primordiale. Celles qui n’en sont pas satisfaites sont deux fois plus susceptibles de tromper leur partenaire, et la probabilité est multipliée par trois en cas d’incompatibilité sexuelle.

Et le Dr Robin Milhausen de conclure : « Le fait de mieux comprendre l’importance de ces indicateurs peut aider à affiner les interventions en thérapie de couple ».

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