Une nouvelle tendance inquiétante: Des jeunes américains ont recours à la chirurgie esthétique pour ressembler aux filtres Snapchat !

Depuis quelques années maintenant, Snapchat et d’autres réseaux sociaux comme Facebook proposent à leurs utilisateurs des « filtres » afin de prendre temporairement le visage d’un chat mignon ou d’un loup-garou effrayant. Mais il existe aussi des filtres qui permettent de modifier légèrement les traits son visage ou encore d’embellir sa peau.


Aujourd’hui, les jeunes ne veulent plus ressembler à leur star préférée mais à… des filtres Snapchat ! Cela peut paraître fou, mais des chirurgiens américains tirent la sonnette d’alarme.

En effet, plusieurs médecins originaires des États-Unis et tous issus du département de dermatologie de l’Université de Boston, ont récemment rédigé une lettre ouverte publiée dans une revue spécialisée. Ils constatent une nouvelle tendance : avoir recours à la chirurgie esthétique pour ressembler à des filtres.

Des lèvres légèrement plus pleines, des yeux plus ronds, un teint net et parfait… Les filtres Snapchat peuvent créer de véritables troubles de la personnalité. Obsédés par leur apparence, les utilisateurs de ces réseaux sociaux cherchent à atteindre la perfection en utilisant ces filtres. Mais d’autres vont encore plus loin puisqu’un bon nombre d’entre eux ont recours à des soins esthétiques compulsifs ou à la chirurgie esthétique.

Et le constat est alarmant puisque cette « mode » se rependrait de plus en plus aux États-Unis. 55 % des chirurgiens américains auraient d’ailleurs déjà reçu de telles demandes venant de patients voulant paraître plus beau sur leurs photos Snapchat ou Instagram. Un Syndrome appelé dysmorphophobie pourrait être à l’origine de cette tendance. Les personnes atteintes souffriraient d’une peur obsédante d’être laid.


« Je pense que les réseaux sociaux comme Snapchat deviennent, pour ces gens, un déclencheur de cette préoccupation sur leur apparence. J’ai vu beaucoup d’images vraiment irréalistes, et cela crée des attentes irréalistes pour les patients parce qu’ils essaient de ressembler à une version fantasmée d’eux-mêmes », a déclaré un des médecins.

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