Ce qui se passe dans votre cerveau lors d’une rupture amoureuse

La question intrigue les scientifiques depuis longtemps : que se passe-t-il dans la tête d’une personne lors d’une rupture amoureuse ? Plusieurs équipes de scientifiques se sont penchées sur la question de ce qu’on pourrait nommer la maladie de l’Anamour (comme dirait Serge Gainsbourg). Ce mystérieux syndrome qui vous pousse à envoyer trente textos à votre ex en moins de 15 minutes, à vous enfiler une bouteille de whisky sur le week-end ou bien encore à quitter votre emploi, parce que « plus rien n’en vaut la peine! » Ironie de l’histoire, les hormones impliquées dans la déception amoureuse sont les mêmes que celles qui provoquent les liens amoureux.


Contrairement à ce que l’on peut entendre parfois, avoir le cœur brisé n’inflige aucune douleur physique. Des chercheursont observé le cerveau de patients ayant subi une déception amoureuse à l’aide d’IRM. Résultat, aucune activité anormale n’a été constatée dans la région du cerveau associée à la douleur physique. Cependant, une déception amoureuse entraîne la libération des hormones liées au stress, comme le cortisol ou l’adrénaline. Ce qui se traduit par des nausées, une sensation de manque d’air ou bien encore par un ralentissement du rythme cardiaque (la cardiomyopathie), ce qui peut être fatal dans certains cas.
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Une période de sevrage d’au moins trois mois
En 2010, une équipe de scientifiques de l’Université Rutgers à New York (États-Unis) a demandé à dix femmes et cinq hommes victimes d’une déception sentimentale mais encore « intensément amoureux » de regarder des photos de leur ex. Pendant ce temps-là, les scientifiques ont réalisé des IRM pour évaluer ce qu’il se passait dans leur tête. Résultat, les analyses ont montré que leur activité cérébrale était similaire à celle d’un toxicomane en crise de manque quand il n’a pas de cocaïne. Autrement dit, quand on tombe amoureux, c’est comme devenir accro à une drogue. En l’occurrence, la dopamine, l’hormone du désir, du bonheur et des bonnes surprises.

Le cerveau en demande toujours plus, ce qui explique ce sentiment de manque qui tourne parfois à l’obsession au début d’une histoire d’amour. Du style : « Tu raccroches le premier, non, c’est toi en premier ». Mais cette douce période n’a qu’un temps, comme vous le savez. Le cerveau finit par s’habituer, lui-aussi. Au moment de la rupture, une nouvelle phase d’amour obsessionnel s’enclenche. Mais dans le sens inverse. D’où un fort sentiment de manque. Au cours de cette phase, il arrive que le cerveau tente de retrouver du plaisir afin de stimuler la production de dopamine. Du coup, on a tendance à compenser sur la nourriture.

Le cerveau humain aurait besoin de trois mois en moyenne pour se sevrer, d’après les conclusions d’une étude parue début 2015. Comme on dit dans ces moments-là : « Avec le temps, la douleur disparaît ». Allez, courage…

Source: Metronews