Dormir plus fait mieux supporter la douleur

Le fait de prolonger d’une heure ou deux la durée du sommeil accroît la résistance à la douleur.



L’expérience conduite par cette équipe du Henry Ford Hospital (Détroit) a porté sur des volontaires en bonne santé générale, âgés de 18 à 35 ans. De manière aléatoire, ils ont été répartis à tour de rôle en deux groupes : quatre nuits avec un temps de sommeil habituel ou quatre nuits avec une durée prolongée. Au réveil, ils ont été soumis à un test de sensibilité à la douleur, consistant à placer la main sur une source de chaleur.

Le résultat est étonnant, puisqu’il s’avère qu’un sommeil prolongé d’une heure et demie (en moyenne) permet de « résister » 25% plus longtemps à la stimulation douloureuse. Et cette observation est d’autant plus surprenante que ce seuil de tolérance est plus élevé qu’en cas d’administration de codéine (60 mg). Cette étude serait la première à démontrer l’importance de la durée (et de la qualité) du sommeil pour mieux supporter la douleur. Un élément à intégrer dans l’approche thérapeutique.


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