Ils sont accusés d’agressions filmées sur des enfants

Caroline Curadeau et Maxim Grondin, un couple de 39 ans et 40 ans de Montréal, sont accusés d’avoir agressé sexuellement des enfants pour en faire des vidéos,  révélé le Journal de Montréal dans un article troublant. 

« Madame allait chercher des garçons presque chaque fin de semaine, elle fournissait des enfants… Dans les ordinateurs saisis, on retrouve des photos de ces enfants abusés », a récemment dit la procureure Amélie Rivard lors de l’enquête sur remise en liberté de l’accusée.

Tout aurait commencé en juin 2017 quand le couple s’est installé dans un logement dans le quartier Hochelaga Maisonneuve, à Montréal, avec leur chien. Maxim Grondin était déjà connu des services policiers puisqu’il était en probation pour possession de pornographie juvénile. Caroline Curadeau, qui a avoué être une consommatrice de drogues dures, savait que son conjoint était attiré par les enfants de 8 ans, mais elle ne semblait pas s’en faire. 

« Elle a dit aux policiers que si la pornographie juvénile était légale, elle le tolérerait », a mentionné Amélie Rivard.

Un garçon de 8 ans a dit à son père que Caroline Curadeau et Maxim Grondin lui avaient fait des « trucs » et ils ont dénoncé le couple aux autorités, ce qui a déclenché une enquête. Le jeune garçon a raconté les agressions dont il a été victime et il a aussi spécifié qu’ils avaient été filmés. 

« Une des victimes a dit que [Grondin] lui a montré une vidéo où il y avait 10 enfants », a dit Amélie Rivard, ajoutant qu’il y avait au moins deux victimes connues pour le moment.

Le couple tentait de faire croire aux enfants que les attouchements « faisaient partie du développement » d’un enfant et que c’était « les choses de la vie ».

Caroline Curadeau ne sera pas remise en liberté en attendant son procès. Maxime Grondin tentera d’obtenir une caution à la fin du mois d’octobre en se présentant en cour, mais il serait surprenant que l’on accepte de le libérer en attendant son procès compte tenu du risque qu’il pose pour la commuaunté. 

La police recherche maintenant activement d’autres victimes potentielles. Le couple a habité à côté d’une garderie, d’une pouponnière et près d’une école primaire.