Un père droguait sa fille de 15 ans pour abuser d’elle la nuit

Un habitant de l’est de la Somme (France) est poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs, qui ne sont autres que sa fille, son fils, son neveu et sa nièce. L’homme, qui avait toujours nié les agressions portées sur son neveu et sa nièce a fini par les avouer lors de son procès qui a eu lieu le mois dernier.



Tout a commencé quand la fille du Samarien s’est confiée à un éducateur de son école à propos des attouchements de son père à son égard. Au cours d’une nuit, alors qu’elle dormait dans sa chambre, son père est entré et a procédé à des attouchements sur la jeune mineure. Il a ensuite tenté de la pénétrer, mais la jeune fille de 15 ans s’est débattue et son père n’est pas allé au bout de ses agissements.

Le père de famille affirme qu’il n’a abusé de sa fille « que » cette fois-là. Une affirmation douteuse, puisque depuis un an, il donnait à sa fille des anxiolytiques fortement dosés pour « soulager ses maux de dos », d’après l’homme. La jeune fille s’est aperçue que suite à la prise de ces médicaments, elle n’avait jamais de souvenir de ses nuits. L’avocate des parties civiles, Me Anne-Laure Pillon, est convaincue que « les cachets ont été donnés pour que cet homme puisse agir quand bon lui semblait ».

« Pas spécialement attiré par les mineurs »
De plus, la nuit au cours de laquelle l’adolescente a réagi, c’était la première fois qu’elle ne prenait pas le médicament avant d’aller se coucher. Personne ne saura jamais combien de fois la jeune fille a été abusée par son père, même si le juge Manhes a un avis très clair sur la question : « Il y a un an de prise de médicaments, inutile pour le mal de dos, à quoi cela a-t-il servi ? » A cette question, le père de famille a répondu que « ce n’était pas pour abuser d’elle la nuit » .


En plus de tous ces soupçons autour de sa fille, l’homme a également agressé sexuellement sa nièce en 2004 quand elle était âgée de 7 ans et il a procédé plus d’une dizaine de fois à des attouchements sur son fils, âgé à ce moment-là de 11 ans. Le prévenu soutient qu’il ne sait pas pourquoi il a fait ça et qu’il n’est pas « spécialement attiré par les mineurs ». À ajouter aux quatre mineurs impliqués dans cette affaire, l’homme a reconnu avoir eu une relation avec une jeune fille de 14 ans avec pour justification : « Son père me l’a mise dans les mains ».

Des contenus pornographiques impliquant des jeunes dont au moins une mineure ont également été retrouvés dans son ordinateur. Le Samarien a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis.

Source