Une fillette de 3 ans traumatisée après avoir eu les tresses coupées

Une fillette de 3 ans, avait un énorme trou dans sa chevelure lorsque son père est allé la chercher à la fin de la journée au centre de loisirs de La Roue, à Fontenay-aux-Roses, le 9 janvier dernier.

« Quand il est arrivé, elle était toute triste, elle avait les yeux gonflés », a raconté Guéda, la mère de la fillette, au Parisien. « C’est à ce moment-là qu’il a remarqué le trou dans ses cheveux. » 

« Mon mari a demandé au directeur et aux animateurs présents s’ils avaient vu quelque chose. Mais personne ne savait rien », a-t-elle ajouté, en colère. 

Au début de la journée, Alicia (nom fictif) était coiffée de tresses plaquées sur son crâne. Ce sont les deux du milieu qui ont été coupées. Mais par qui? Et pourquoi?

Les parents ont questionné l’enfant, mais sans grand succès. 

« Elle a cité le nom d’un animateur, puis de copains. Mais c’est flou. Pendant la nuit, elle a pleuré et n’a presque pas dormi… », a confié Guéda. 

La maman d’Alicia a été convoquée à un rendez-vous deux jours plus tard avec l’adjoint à l’enfance, la directrice de l’enfance et le directeur du centre. Mais depuis, aucune nouvelle. 

« Ils m’avaient dit qu’ils me tiendraient informée les jours suivants. Je suis inquiète pour ma fille, surtout si la personne qui a fait ça est toujours dans le centre », a fait savoir Guéda. 

Inquiète, Guéda a consulté un médecin généraliste, un pédiatre et un dermatologue qui ont confirmé que les cheveux n’ont pas été arrachés, mais bel et bien coupés. D’après les médecins, ce ne serait pas l’oeuvre d’un enfant puisque la tonte était trop précise. 

« Comment personne n’a vu ou entendu ma fille pleurer ? Comment pouvait-il y avoir des ciseaux dans un centre de loisirs ? », s’est interrogée Guéda, émotive. 

Elle a finalement porté plainte pour violence sur mineur.

Fontenay-aux-Roses, janvier 2018. Alicia, 3 ans, est rentrée chez elle avec une grosse partie des cheveux coupés. Au centre de loisirs, personne n’a rien vu. Une enquête interne a été ouverte.

« Ce qui est important pour nous, c’est que les précautions soient prises pour garantir l’intégrité physique de cette petite fille », a affirmé le cabinet d’avocats Canu-Bernard associés, en charge du dossier.

L’enquête suit toujours son cours, mais pendant ce temps les questions de la mère demeurent toujours sans réponse. Espérons que les autorités sauront faire la lumière sur cette histoire préoccupante! 

Source: Le Parisien