Elle a grandi dans une secte polygame avec 44 frères et sœurs : le témoignage choc de Janet
Imaginez partager votre maison avec un père, quatre belles-mères et 44 frères et sœurs. C’est le quotidien hors norme qu’a connu Janet Z. pendant vingt ans. Née au cœur d’une branche dissidente de l’Église fondamentaliste de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (FLDS) — la tristement célèbre secte autrefois dirigée par le criminel Warren Jeffs —, la jeune femme était programmée pour un destin tout tracé : devenir, elle aussi, une épouse plurielle.
Aujourd’hui âgée de 32 ans, elle brise le silence sur l’enfer psychologique de cette vie ultra-codifiée et raconte le déclic qui l’a poussée à tout quitter.

Une maison de 13 chambres et une éducation sous contrôle
À Salt Lake City, la vie de Janet ressemblait à une micro-société. Pour loger cette famille tentaculaire, tout le monde cohabitait dans une immense demeure de 13 chambres et 15 salles de bain. Dans cette communauté, les femmes occupent une place bien précise.

« Toute ma vie, on m’a répété que c’était un privilège d’épouser un homme en tant que co-épouse. Là-bas, les femmes sont traitées comme des citoyennes de seconde zone. »
L’endoctrinement commençait dès le saut du lit. Scolarisée à la maison avec ses frères et sœurs, Janet entamait chaque journée à 8 heures du matin par une heure obligatoire d’étude des textes sacrés, avant d’enchaîner avec les matières classiques. Le père y est perçu comme le « chef absolu », un rôle automatiquement transféré au futur mari lors des mariages arrangés.

Le choc de la réalité : « C’est comme voir son mari vous tromper sous vos yeux »
Dans la secte, les rendez-vous amoureux sont strictement interdits pour ne pas « perturber le plan de Dieu ». Mais à l’approche de la vingtaine, Janet commence à recueillir les confidences d’amies ayant accepté ces mariages arrangés. Le vernis craque, et la réalité qu’on lui vendait comme un paradis se révèle être un calvaire émotionnel.

Les témoignages de ses paires sont déchirants :
- Une douleur quotidienne : Ses amies lui confient la souffrance de devoir partager leur homme et de cohabiter avec d’autres épouses.
- Un traumatisme permanent : « L’une de mes amies m’a dit que c’était comme regarder son mari la tromper sous ses yeux, sans avoir le droit de dire un mot », raconte Janet.

C’est le déclic. Janet réalise qu’elle s’apprête à sacrifier son bonheur uniquement pour plaire à ses parents. En 2014, à l’âge de 20 ans, elle prend la décision la plus courageuse de sa vie : s’enfuir.
La liberté et un effet domino inattendu
L’annonce de son départ provoque un séisme familial. Son père l’avertit qu’elle va « gâcher sa vie ». Pourtant, une fois installée à Salt Lake City, Janet découvre enfin ce que signifie le mot « liberté ».
Plus incroyable encore : son acte de rébellion a ouvert les yeux de sa propre mère biologique. En voyant ses enfants s’épanouir à l’extérieur et en observant le monde d’un œil nouveau, cette dernière a elle aussi fini par se détacher mentalement de la secte. Une double victoire pour Janet, qui prouve qu’il n’est jamais trop tard pour reprendre le contrôle de son destin.
Source: Metro
