Alerte au fake : Les jumelles siamoises « influenceuses » aux 280 000 abonnés étaient entièrement créées par une IA !
C’est le nouveau scandale qui secoue la planète Instagram et pose une question vertigineuse : peut-on encore croire ce que l’on voit sur nos écrans ? En à peine deux mois, le compte de Valeria et Camila a captivé plus de 288 000 abonnés à travers le monde.

Ces deux magnifiques « sœurs » prétendaient être des siamoises partageant un même corps. Elles racontent leur quotidien en bikini à Miami, leurs sorties entre amies et répondaient même à des questions très intimes sur leur vie amoureuse. Sauf que tout cela est totalement faux. Une enquête vient de prouver qu’elles n’existent pas : ce sont des créations de l’intelligence artificielle.


Des détails intimes inventés pour maximiser le « buzz »
Pour appâter les internautes, les créateurs de ce compte ont mis au point un scénario dramatique et fascinant. Lors de sessions de questions-réponses, les fausses jumelles de 25 ans donnaient des détails ultra-précis sur leur anatomie fictive :
- Elles prétendaient avoir deux cœurs et deux estomacs distincts, chacun contrôlant une moitié du corps.
- Elles confiaient leurs difficultés amoureuses : « Nous devons sortir avec le même homme, car nous devons toutes les deux être attirées physiquement et émotionnellement par lui. »

Face aux premiers doutes des internautes, le compte a même publié une vidéo en Story où les jumelles s’indignaient face caméra : « On bouge, on parle, on n’est évidemment pas une IA ! » Une mise en scène cynique destinée à protéger un business très lucratif.

Comment les experts ont démasqué la supercherie
Interrogé par le Daily Mail, Andrew Hulbert, un ingénieur expert en IA, a analysé le compte et listé les erreurs techniques (les fameux « glitches ») qui trahissent les images :
- Le texte incompréhensible : Sur une photo des siamoises dans un glacier, les mots écrits sur le menu en arrière-plan ne sont qu’un amas de lettres illisibles et de charabia typique des générateurs d’images.
- La perfection inhumaine : Les siamoises et leurs amies affichent des corps ultra-stylisés, sans aucun pore, ride ou imperfection cutanée. « C’est l’improbabilité statistique incarnée. Trouver trois personnes aussi parfaites et identiques sur une même photo, ça n’existe pas dans la vraie vie », explique l’expert.
- Le syndrome « Barbie » : Des yeux trop lisses, des oreilles aux formes changeantes d’une photo à l’autre, et des anomalies subtiles au niveau des doigts.

Le danger invisible des influenceuses virtuelles
Valeria et Camila ne sont pas un cas isolé. Elles s’inscrivent dans la montée en puissance des mannequins virtuels générés par des algorithmes.

Au-delà de la supercherie financière, les psychologues tirent la sonnette d’alarme sur les ravages psychologiques de cette tendance. En exposant les utilisateurs à des corps « parfaits » qui n’existent pas, l’IA modifie inconsciemment nos critères de beauté réels, créant des complexes majeurs et une insatisfaction permanente chez les jeunes face à leur propre corps.
Source: dailymail
