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« Je ressemblais à un hamster brûlé » : Le calvaire d’une enseignante défigurée par sa crème contre l’eczéma

C’est un cri du cœur et un témoignage bouleversant pour alerter le grand public. Amy Wilson, une enseignante et maman de 36 ans originaire de Birmingham, a vu sa vie basculer dans un enfer quotidien après avoir stoppé un traitement médical pourtant très courant. Souffrant d’eczéma depuis l’âge de six mois, elle s’est vu prescrire des crèmes à base de cortisone (dermocorticoïdes) pendant plus de trente ans.

Mais en janvier 2024, lorsqu’elle décide d’arrêter d’appliquer ce qu’elle considérait comme une « crème magique », son corps a réagi de manière terrifiante. Amy a développé le syndrome de sevrage des corticoïdes topiques (TSW), une réaction rare et extrêmement douloureuse.

« Mon corps était en feu constamment »

En seulement quelques jours, le visage d’Amy a quadruplé de volume, devenant totalement méconnaissable. Sa peau s’est mise à craquer, à suinter et à peler sur l’intégralité de son corps, l’obligeant à être hospitalisée en urgence trois semaines plus tard.

« La douleur était indescriptible. C’était un mélange de brûlure, de picotements, de douleurs nerveuses et d’un inconfort incessant. À certains moments, ma peau ressemblait à une brûlure chimique, j’avais l’impression de ressembler à un hamster brûlé », confie-t-elle avec émotion.

Pendant des mois, la jeune femme a vécu recluse, incapable de supporter le contact des vêtements ou de l’eau d’une douche sur sa peau devenue « aussi fine que du papier ». Un calvaire physique doublé d’une détresse psychologique immense, au point qu’Amy avoue avoir pensé à commettre l’irréparable.

Un long chemin vers la reconstruction

Aujourd’hui prise en charge par un consultant en dermatologie, l’enseignante combine un traitement médical adapté avec une approche holistique (gestion du stress, nutrition ciblée pour réparer la barrière cutanée, thérapie par la lumière rouge).

Bien que sa guérison ne soit pas linéaire, Amy a décidé de briser le silence sur les réseaux sociaux. Elle milite activement pour que les risques liés à l’utilisation prolongée des corticoïdes topiques soient mieux expliqués aux patients.

« Les médecins doivent écouter les patients et reconnaître que chaque aggravation de la peau n’est pas simplement « plus d’eczéma ». Les patients méritent un consentement pleinement éclairé pour prendre des décisions concernant leur traitement », conclut-elle.

Source: NTK

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